Je ne crois pas en la nécessité des "professionnels de la naissance". Leur utilité, oui, leur nécessité, non. Et j'ai volontairement choisi le terme "professionnels" car j'y inclus également les sages-femmes. Je fais parti d'une faible minorité en occident à penser que la grossesse et l'accouchement devraient se dérouler loin des "professionnels". Je ne suis pas intéressée à subir les peurs des autres, c'est pourquoi j'ai choisi de vivre une grossesse sans aucun suivi. Mais je n'invite pas grand'monde à ma table pour partager ce genre de considérations, ils seraient capable de trouver "risqué" ce genre de "truc trop naturel", ça pourrait paraître suspect ;-)

Je pense qu'il ne faut pas attendre que les autres changent, que les "professionnels de la naissance" ouvrent enfin les yeux... refuser la peur est une démarche très personnelle. Quand plus personne n'aura peur, à quoi serviront-ils ces "professionnels"? Ils seront "professionnels" de quoi au juste?

Et ça, ce travail de fond, je pense que ça prend vraiment du temps.

Vous savez de quoi j'ai peur moi? J'ai peur de dire que je n'ai pas eu mal à mon dernier accouchement, que pour ma famille et moi la naissance fut une fête. Et que je pense qu'il n'est d'autre raison que la peur pour qu'il n'en soit pas toujours ainsi. Mais qui veut entendre ces âneries? Personne. J'ai eu de la chance, c'est tout, et on referme la porte.

J'apporte ce que je peux, je peux choquer, saouler, surprendre ou réjouir, l'important pour moi c'est
d'avoir rendu l'information disponible. Ensuite je dors tranquille. My job is done.