27 mars 2007
Le point sur le dépistage, par Caroline
-Les tests ne détectent pas toujours le problème. Et même quand c'est
détecté, il n'y a pas toujours de solution. Si la seule option est
d'avorter et que la maman n'est pas prête pour ça, à quoi bon faire les
tests de toute façon...
-La plupart du temps, il y a quand même des divers symptômes. Quand il n'y
en a pas, suivi médical ou non, le médecin ne détectera rien. Quand il y en
a, une maman attentive (et c'est souvent le cas quand on choisi une
grossesse sans aucun suivi médical) remarquera que "quelque chose" est
bizarre. Quand on ne se sent pas bien, on consulte. C'est le cas où la
médecine est vraiment indiquée.
Caroline
25 mars 2007
Grossesse et accouchement: les professionnels de la Peur
Je ne crois pas en la nécessité des "professionnels de la naissance". Leur utilité, oui, leur nécessité, non. Et j'ai volontairement choisi le terme "professionnels" car j'y inclus également les sages-femmes. Je fais parti d'une faible minorité en occident à penser que la grossesse et l'accouchement devraient se dérouler loin des "professionnels". Je ne suis pas intéressée à subir les peurs des autres, c'est pourquoi j'ai choisi de vivre une grossesse sans aucun suivi. Mais je n'invite pas grand'monde à ma table pour partager ce genre de considérations, ils seraient capable de trouver "risqué" ce genre de "truc trop naturel", ça pourrait paraître suspect ;-)
Je pense qu'il ne faut pas attendre que les autres changent, que les "professionnels de la naissance" ouvrent enfin les yeux... refuser la peur est une démarche très personnelle. Quand plus personne n'aura peur, à quoi serviront-ils ces "professionnels"? Ils seront "professionnels" de quoi au juste?
Et ça, ce travail de fond, je pense que ça prend vraiment du temps.
Vous savez de quoi j'ai peur moi? J'ai peur de dire que je n'ai pas eu mal à mon dernier accouchement, que pour ma famille et moi la naissance fut une fête. Et que je pense qu'il n'est d'autre raison que la peur pour qu'il n'en soit pas toujours ainsi. Mais qui veut entendre ces âneries? Personne. J'ai eu de la chance, c'est tout, et on referme la porte.
J'apporte ce que je peux, je peux choquer, saouler, surprendre ou réjouir, l'important pour moi c'est
d'avoir rendu l'information disponible. Ensuite je dors tranquille. My job is done.
22 mars 2007
La grossesse n'est pas une maladie...
Oui mais moi je suis malade!!! J'ai la nausée 24h sur 24, ça me tient éveillée la nuit, l'horreur!
Alors quoi, c'est psychologique?
Je veux bien moi, mais j'ai beau y réfléchir, je n'en vois pas la cause!
Ma première grossesse j'ai aussi eu la nausée, que j'ai attribué après coup à mon déni de grossesse: deux médecins m'avaient déclarée infertile, puis cinq autres avaient associés mes symptômes à toutes sortes de maladies dont un virus et une dépression :-p ça plus un test-pipi négatif, je m'attendais plus à une tumeur qu'à un foetus de 4 mois et demi à l'échographie!
Ma deuxième grossesse, toujours la nausée! Cette fois-ci mon analyse: bébé arrive au mauvais moment, en plein déménagement transatlantique!
Ma troisième grossesse, les nausées sont pires que tout ce que j'ai connu avant, et pourtant! Je suis en paix, non?
Et je lis sur la liste Naissance une femme enceinte qui raconte la fin de ses nausées après une échographie à trois mois... Et je repense à ma lecture de Unassisted Childbirth de Laura Kaplan Shanley, qui parle de peur, de honte et de culpabilité, mais aussi de guidance...
Qu'est-ce donc? Pourquoi moi, qui ai vécu un accouchement en douceur à la maison, je vis mes grossesses dans la maladie?
Bon, si j'arrive à me connecter à mon guide, je vous dirai ce qu'il en dit ;-)

14 mars 2007
Do you speak english?
Ou pourquoi je me suis décidée à créer un blog...
Il y a plusieurs années déjà que je parcours le web, depuis ma première grossesse surtout. Et comme la périnatalité est mon sujet de prédilection, je commence à connaître pas mal de ressources sur la toile!
Avec mon projet de GNA, j'ai voulu trouver des gens ayant vécu cette expérience, lire leur témoignage, échanger avec eux: iiiiiiiiiiik
Déjà, aucun site francophone consacré au sujet, ni blog, ni liste de discussion, groupe, forum, que sais-je? RIEN! J'ai quand même déniché, à force de persévérance, quelques personnes heureuses d'en discuter avec moi. Mais une fois le fil de mon message épuisé, le sujet n'était plus d'actualité :-(
Je me suis donc rabattue sur Mothering et Born Free!, où j'ai traqué les francophones lol
Mais pourquoi donc rien du côté francophone? Avec le Québec, la France, la Belgique et tous ces autres pays avec une population de langue française, ne sommes-nous pas assez nombreux à choisir cette voie?!
Alors voici mon humble contribution :-P En espérant que lorsque quelqu'un, comme moi, cherchera un endroit où partager ce singulier projet, il tombera ici et se dira "Au moins, il y en a un!"
12 mars 2007
Et qu'en pense le papa?
Premièrement, je lui ai tout de suite fait part de mon intention de vivre un ANA pour notre troisième bébé. Malgré quelques inquiétudes, il comprends mon désir de vivre mon accouchement comme je l'entends, et il me fait confiance.
Deuxièmement, j'ai voulu discuter avec lui de ce qu'impliquait, POUR MOI, un Accouchement Non Assisté, c'est-à-dire une Grossesse Non Assistée ( que j'appelle une GNA pour me faire rire :-p )
C'est là que j'ai rencontré de la résistance!
Alors que pour moi ANA et GNA allaient de pair, il en allait tout autrement pour lui! Un grossesse SANS AUCUN SUIVI, c'était de la folie selon lui!
J'ai donc du sortir mes arguments les plus convaincants :-p
C'était évident pour lui, et pour la majorité des occidentaux: la grossesse devait être "suivie" un minimum! Et pourquoi donc? lui demandais-je :-D
Je décidai donc de le "flatter dans le sens du poil" :
-tu sais, pour la majorité des gens, il va de soi de faire suivre ses enfants par un médecin; il ne leur viendrait pas à l'idée de remettre ça en question! pareil pour les vaccins...
Puis, j'y allai de ma petite touche d'humour:
-si tu as envie d'aller te faire peser, mesurer le bide et tripoter le zizi, c'est comme tu veux, moi ça ne me dit rien :-p
J'ai beaucoup de chance, mon mari n'a pas peur de se remettre en question :-D
Et c'est ainsi que nous cheminons main dans la main dans ce beau projet :-)
Retour sur mes débuts de grossesse
Tout part de mon retour de couche, le 8 décembre 2006. Allaitante au long court, la nature m'a donné congé de règles 18 mois durant, contre 21 mois la première fois. J'étais prête, ma divacup aussi :-D
Trente jours plus tard, je ne me sens pas très bien, je pense au SPM, je me dis ça y est, mes règles vont débarquer... Quarante jours plus tard, toujours rien? Mais je suis prudente, je suis abonnée aux faux négatifs :-P Au bout de cinquante jours, je me raisonne, j'ai beau avoir des cycles longs, il y a quand même des limites!
Mon intuition ne m'avait pas trompée, encore une fois: le 28 janvier 2007, mon test-pipi est positif :-)
Mon mari est un peu pris de court, bébé n'était pas attendu si tôt... il finira bon gré mal gré par s'en réjouir avec moi ;-)
Mes parents sont sous le choc, eux qui clamaient haut et fort que deux enfants, c'est bien assez! Ils savaient pourtant que j'ai l'esprit de contradiction :-p
Mes amis sont ravis pour moi, mais pas très présents :-( Je suis terrassée par la fatigue, prise de nausée jour et nuit :-S La nourriture me dégoûte, je maigris à vue d'oeil, je tiens la température à 23°C et malgré tout je suis frigorifiée... Je vis prostrée sur mon divan, la maison se transforme rapidement en logis insalubre, je me sens dépassée avec mes deux filles, et personne pour m'offrir un coup de main :-( Je me sens très seule...
Et pourtant! Je me sens tellement sereine avec mes projets, ça m'aide à tenir!
D'après mes savants calculs, bébé a été conçu le 24 décembre au matin, chez mes parents, dans la salle de lavage :-DDD
Pour la forme, je me choisi une DPA, compte-tenu de mes antécédents de dépassement de terme: ça sera pour la mi-octobre ;-)
Quand le choix d'un ANA s'impose
Premier accouchement à l'hôpital, second accouchement à la maison avec une sage-femme: le rêve!
Le rêve, vraiment?
Un suivi conjoint, plusieurs heures à discuter avec la sage-femme, contre plusieurs heures à attendre à l'hôpital pour voir un médecin chaque fois différent, 5 minutes entre deux portes...
Un bébé en transverse à 38 SA, des pressions de l'hôpital ET de la sage-femme pour le "retourner"...
Un bébé confortablement installé, qui "dépasse" sa DPA... encore des pressions de la sage-femme, pour déclencher "naturellement", jusqu'à l'huile de ricin à 42+5...
Une sage-femme qui, malgré ma vive opposition, aspire mon bébé avec la poire que mon mari aurait du cacher...
La deuxième sage-femme, qui tire "doucement" sur le cordon...
Et une certitude qui s'installe: le prochain naîtra à la maison, sans assistance.