Sans compromis

Faire le choix d'une grossesse sans aucun suivi; cheminement vers un accouchement non-assisté.

12 octobre 2007

The Glory of a Newborn Child

http://www.disney.fr/FilmsDisney/lepremiercri/

paroles de la chanson-titre du film, interprétée par Sinéad O'Connor

pour celles qui ont vécu l'ANA, allez lire l'histoire aux USA, vous me direz si vous n'avez pas pleuré!

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04 octobre 2007

En voie de se régler pour les papiers

Bonjour!

je ne sais pas trop quoi vous dire mais puisque vous êtes nombreuses à me le demander:

  • j'ai appelé le Directeur de l'État Civil lundi le 24 septembre, en demandant à ce que Carole Juneau me rappelle
  • elle m'a rappelé le lendemain, et le surlendemain je recevais le formulaire de déclaration de naissance avec une enveloppe préadressée à son attention;
  • à sa demande, la sage-femme a écrit un papier médical avec son numéro matricule, et j'ai renvoyé le tout le vendredi;
  • je devais recevoir une déclaration sur l'honneur à remplir et renvoyer avec l'autre formulaire, mais il n'y en avait pas dans l'enveloppe?!?
  • pour l'instant j'attends, je ne sais pas quoi, j'espère qu'on nous recontactera, et que ce qu'on a envoyé sera suffisant...

Voilà, ne vous inquiétez pas, tout rentreras dans l'ordre tôt ou tard, je vous tiendrai au courrant.

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02 octobre 2007

Récit d'une GEANA, Grossesse Et Accouchement Non Assistés

Mardi le 2 octobre 2007

Immortel

Nous, les  mamans, sommes souvent friandes de récits de naissance. Moi la première, quand mon Accouchement  Non Assisté (ANA) en était encore au stade de projet, je parcourais la toile à la recherche de témoignages sur ces naissances dites « libres ».

Je suis maintenant passée de l’autre côté, et je sais que certaines personnes, pour avoir suivi ma grossesse sans suivi (c’est un comble! ), attendent impatiemment le récit de mon expérience. Alors voici.

J’ai menti. Je me suis choisi une Date Prévue d’Accouchement (DPA), que j’ai fixé pratiquement un mois après le terme. J’avais gardé un trop mauvais souvenir de l’anxiété de mon entourage et des tentatives de déclanchement « naturel »pour dépassement de terme lors de ma précédente grossesse. J’ai finalement accouché « dans les temps », à quarante semaines et quatre jours d’aménorrhée.

Quand je repense à ma grossesse « non assistée », un sentiment de paix m’envahit, un sourire se dessine sur mes lèvres. Malgré un début de grossesse cauchemardesque, avec trois mois de nausées sans interruption; malgré une fin de grossesse où je me trouvais physiquement très diminuée, implorant pour ma délivrance; en fait, malgré qu’on ne puisse qualifier ma grossesse d’idyllique, et de loin s’en faut, je l’ai vécue et la revit en pensée aujourd’hui comme une grande bouffée d’air pur. Ces neufs mois furent le plus beau de tous mes voyages, et j’ai l’impression que ma passagère en a hérité la confiance et la sérénité.

L’accouchement. ..

Après plusieurs semaines de pré-travail, et  500 km en voiture que j’ai terminé en contractant aux sept minutes, la poche des eaux s’est finalement rompue deux jours plus tard, soit le 18 septembre à 19h15. Moi qui quelques minutes plus tôt était encore irascible, je fus prise d’une joyeuse euphorie, rassurée par la transparence du liquide amniotique qui me donnait le feu vert pour poursuivre mon ANA . Direction la baignoire, ma petite fille m’y suit, et j’ai soudain très envie de partager ce moment avec ma grande aussi, alors je l’invite à se joindre à nous. Mon mari nous rejoint bientôt  et prend quelques photos à ma demande, après avoir épongé les premiers fluides d’une longue série…

Il alla ensuite préparer le lit : couvre-matelas et drap contour, une bâche, et un autre drap contour par-dessus, puis quelques alaises jetables.

Quand je sorti du bain, j’étais déjà dans les hautes sphères  des endorphines.  À quatre pattes, je faisais le tour de mon lit au gré des contractions : à chacune d’elle, je perdais un peu, voire beaucoup, de liquide amniotique, et je n’aimais pas la sensation d’humidité quand je m’asseyais entre deux contractions.

Et puis, je senti la première poussée, et dégelai complètement du même coup. Alors que jusqu’ici j’accompagnais les contractions de sons graves, je montai dans les aigus, en rabrouant mon mari qui tentait de me rappeler de rester dans les graves. Ce fut le début de mon chemin de croix.

Pendant plus d’une heure, je sentis mon corps pousser, et je poussai avec lui, de toutes mes forces. Mais où était mon bébé? Je tentais de le toucher avec mes doigts, de le voir avec un miroir, rien. Au début des poussées, je pouvais encore faire des allers-retours à la toilette, où je me vidais en appréciant un certain temps le confort de la position… puis, je n’eu plus le temps de me déplacer entre deux poussées. Mon mari, obsédé à l’idée de voir naître son enfant dans mes excréments, n’arrêtait pas de s’activer à changer les alaises…

Je sus que la fin de mon calvaire approchait quand je senti le besoin de me verticaliser , en invectivant mon bébé qui ne sortait pas. Dans cette position, je pu mettre ma main sur mon sexe et ralentir la sortie de cette énorme tête toute ronde. Je me rappelle encore la brûlure, puis le soulagement de tenir cette tête enfin sortie de moi. En y repensant, j’éprouve toujours de la fierté : c’est MOI qui ai attrapé mon enfant, c’est ma main qui l’a accueilli en premier, ma main qui a tenu mon périnée, ma main qui a touché son entre-jambe pour découvrir son sexe : une troisième fille! J'édite pour ajouter que c'est le papa, qui, à 23h30 heure du Québec, a réceptionné l'entièreté du paquet.

Ce n’est qu’avec cette troisième naissance que j’ai compris pourquoi on incluait la délivrance dans les phases de l’accouchement… Mon placenta, surnommé affectueusement "le beefsteak",  a mis 1h15 à sortir, ce qui me parut une éternité, tellement que je songeai à tirer moi-même sur le cordon! Je savais bien que pour mon corps il n’y avait pas d’urgence, mais ma fille du milieu, qui s’était endormie durant la poussée, s’était réveillée peu après la naissance, et elle pleurait, pleurait, car le lit était détrempé… Et ce foutu placenta qui ne voulait pas sortir, et après lequel nous attendions pour changer les draps…

Bien que je m’en doutais, je n’ai su que le lendemain soir que je n’avais pas déchiré, quand une sage-femme venue gentiment nous visiter me demanda si j’avais mal en urinant… Elle en profita pour mesurer bébé, 55cm et 35,5 de tour de tête (aoutch!). Elle la pesa aussi, dans une sorte de hamac en tissus : 4kg, comme ses sœurs! C’est là que je me suis dis « par chance qu’elle n’a pas dépassé le terme en plus, celle-là! »…

En conclusion, si j’avais à le refaire, je referais tout pareil, à un détail près : je prévoirais un plan B pour me procurer les papiers nécessaires à la déclaration de naissance… Deux de mes amies ayant obtenu leurs papiers par le biais de cette sage-femme à qui j’ai fait appel après la naissance, j’ai présumé que ce serait aussi simple pour moi… J’aurais du en discuter avec la sage-femme d’abord, durant ma grossesse.  Peut-être qu’elle aurait pu se procurer les papiers, peut-être pas, mais au moins j’aurais su à quoi m’en tenir, et ça m’aurait évité un coup de stress post-partum…

C’est ici que se termine l’histoire de mes accouchements, après trois filles nous fermons boutique, sans remords!

GEANA

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