06 octobre 2008
La césarienne : un déni de maternité
http://www.regardconscient.net/archi06/0610cesarienne.html
je n'ai pas terminé de le lire mais ça promet!
j'ajoute un commentaire de Jean Claude Verduyckt ( voir son site http://users.swing.be/carrefour.naissance/index.htm ) lu sur la MAMANLISTE et publié ici avec sa permission:
Texte intéressant, en effet.
Mais je n'y retrouve pas l'évolution considérable du nombre de femmes
chirurgiennes en obstétrique, allant jusqu'à dépasser celui des hommes
... depuis près de 20 ans maintenant, alors que la majorité des
responsables des services obstétricaux reste des hommes !!
L'accouchement reste un "mystère" ... rendu ainsi volontairement auprès
de la population. Faudrait-il multiplier les images d'"accouchements
catastrophes", de "grandes extractions" versus une césarienne "propre,
calme et bien protocolée" ? Le choix serait vite fait !! Mais ce que
l'auteur oublie d'écrire dans son article c'est la multiplicité des
causes techniques, médicales, médicamenteuses, ... ("pompier
incendiaire" ... l'expression n'est pas trop forte !!)
Comme exemple, je prendrais, moi aussi, celui des Pays-Bas. Le taux de
césarienne n'a cessé d'augmenter ... parallèlement à celui de
l'accouchement en structure ET celui de la péridurale. (Sur base d'une
lecture qui date déjà un peu, cela ne s'accompagne pas nécessairement
d'une baisse du taux de mortalité mais plutôt d'une hausse du taux de
morbidité périnatale.)
Ce qui m'impressionne avant tout dans cet article, c'est la propension
féministe arrière-gardiste en toile de fond ... qui ne fait qu'alimenter
le chancre dans les mentalités : "Divisons pour régner" ... le principe
ne change pas !!! Il a tellement fait ses preuves de renforcer les
croyances afin de maintenir au pouvoir les mêmes personnes, les mêmes
idées, et donc aussi les mêmes différences sociales.
Si les connaissances médicales (dont en périnatalité .. grossesse,
naissance, petite enfance) augmentent légèrement dans la population,
c'est essentiellement auprès des mères et plutôt sur un volet "médecine
douce" ...
Exit les femmes avant une grossesse et exit les hommes à tout moment.
Qu'une information "honnête" circule d'avantage auprès des jeunes filles
et des jeunes garçons ... et nous verrons alors, 10 ans plus tard, de
vrais changements comportementaux.
Jean-Claude
27 mai 2008
un hippocampe chez les humain
une petite perle de la mamanliste!
et je cite: "papa n'a eu d'autre choix que de le mettre au monde!"
et le papa-accoucheur ( sic ) de déclarer: "Heureusement, lors des sixième et septième accouchements d'Isabelle, la sage-femme m'avait montré comment faire en cas d'urgence."
cad: "J'ai attendu la deuxième poussée, tourné un peu la tête de bébé et hop, il est sorti! " ( je souligne )
et encore : "Ensuite, j'ai contacté à nouveau Johanne, la sage-femme, pour lui dire que bébé était là! Elle m'a alors expliqué comment faire sortir le placenta, et tout s'est déroulé très bien." ( je souligne )
conclusion: "Lorsqu'elle est arrivée à la maison, tout était sous contrôle." effectivement, on avait remarqué!
ou: comment trouver quelque chose à faire faire au papa ( ben oui, c'est le papa qui met au monde son bébé, alors forcément! )
ou: comment transformer un ANA potentiel en un accouchement assisté à distance, avec une suite d'interventions d'un papa-accoucheur ( j'espère pour lui qu'il fait parti de l'Ordre des sage-femme du Québec, ce sont des actes réservés passibles de poursuites! )
je ris jaune là...
28 janvier 2008
Mon chemin vers une naissance libre, par Dali
Alors là, j'ai un super cadeau pour vous ( merci Dali! ) Régalez-vous :-)))
Mon chemin vers une naissance libre
Mes deux premières grossesses ont été très médicalisées. Bon nombre de personnes sont « intervenues » sur mon corps et sur celui de mes enfants, ce que j’ai fortement ressenti comme une violence. J’ai alors choisi pour ma troisième grossesse d’être accompagnée par une sage-femme pratiquant des accouchements à domicile. J’étais convaincue qu’ainsi je serai à l’abri de l’interventionnisme caractéristique des « structures » et qu’en dehors de celles-ci, je serai enfin maîtresse de mon corps, libre de vivre cette naissance selon mon ressenti et mon instinct. C’est ainsi qu’Adam est né à la maison. Un accouchement facile, rapide, puissant. J’ai vraiment été régénérée, restaurée, réparée par cette expérience qui a été le point d’accélération d’une réflexion sur l’autonomie entamée deux ans plus tôt.
Cependant, il me restait très peu de souvenirs de cet accouchement, quelques sensations visuelles de clarté ou d’obscurité, des sons ou plutôt des murmures, beaucoup de sensations « internes » pour lesquelles je ne connais pas de mot. En dehors de ce ressenti très intime, très centré sur ces sensations internes, j’ai perçu très peu de choses venant de l’extérieur : sans doute, l’effet d’une abondance d’endorphines !
Je n’ai jamais écrit de « récit de naissance » car je n’avais (pensais n’avoir) rien à en dire, étant donné la confusion de mes souvenirs. Je me suis alors passionnée pour les récits de naissance des autres (dont les descriptions détaillées m’ont toujours impressionnée), comme si je pouvais y retrouver mon histoire, des indices de ce qui s’était passé pour moi. Puis un jour, j’ai lu le témoignage d’une amie chère qui avait été accompagnée par la même sage-femme que moi et à cet instant, plusieurs choses sont advenues à ma conscience, des ressentis sous-terrains incompréhensibles se sont mués en évidences absolues.
Je me suis souvenue des incursions intempestives, foetoscope en main, de ma sage-femme dans la chambre où je m’étais isolée, pour « écouter le cœur du bébé », des quelques positions inconfortables qu’elle m’a faite adoptée, des indications de poussée que j’ai reçues. J’ai compris aussi pourquoi je ne me souvenais que de ces « interférences » de la sage-femme. En effet, lorsque je me retrouvais seule, j’étais comme « débranchée », les seules occasions de me reconnecter au monde extérieur, dans une modalité rationnelle, ayant été précisément ces interventions.
C’est ainsi, à la lecture du récit de mon amie où j’ai vu comme le miroir de toutes les interventions que j’avais moi-même subies, qu’est née cette évidence que, aussi discrète, aussi silencieuse, aussi respectueuse des besoins de la femme et du couple la sage-femme soit-elle, par sa seule présence, intentionnelle, elle « intervient », elle « assiste ».
J’ai aussi compris comment j’ai occulté un ressenti désagréable face à un interventionnisme évident, simplement en effaçant de ma mémoire « consciente » les événements s’y rapportant, et pourquoi un sentiment de malaise indéfini m’envahissait lorsque je me devais de répondre par l’affirmative à la question « alors comment ça s’est passé ? »
Je suis persuadée pour en avoir discuté avec beaucoup de personnes que notre sage-femme est sûrement l’une des moins interventionnistes qui soit à l’heure actuelle en France. Néanmoins, l’ « idée » même de sa présence et pas seulement le « fait » de sa présence modifie profondément l’ « allure » et le vécu de l’accouchement. Lorsque je parle de présence ici, je parle aussi bien de la présence actuelle que de la présence « à venir » c’est-à-dire « arrivée prochaine » de la sage-femme, comme élément « perturbant » (que cette perturbation soit néfaste ou pas du reste). J’ai lu beaucoup de récits d’accouchement non assisté où la présence de la sage-femme était programmée mais où cette-dernière est arrivée après l’expulsion. Même si « matériellement », il s’agit d’un accouchement non assisté, j’ai la sensation qu’il y a eu usurpation de terme. Selon moi, les démarches (avec ou sans sage-femme/médecin/autre « expert ») et les configurations psycho-affectives auxquelles elles aboutissent sont opposées. La présence d’une sage-femme ne peut pas permettre que se crée cet espace de possibilités créatrices, de libertés. Vraiment, l’expression « sage-femme non interventionniste » est un oxymoron. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxymore )
C’est là que je me situe actuellement, dans cette prise de conscience de ce qui correspond exactement à l’idée que je me fais d’un positionnement dans l’autonomie. Selon mon besoin d’autonomie, la présence d’une sage-femme à domicile, c’est déjà trop. On est déjà situé dans l’intervention, on est déjà dans le risque de court-circuiter, d’orienter « le mouvement », dans le risque d’être induite dans ses comportements, d’être détournée de ses ressentis. Même quelque chose d’aspect aussi peu directif qu’une suggestion peut amener à se couper de ses sensations pour se connecter à une conscience « annexe » et étrangère de ces sensations, celle de la sage-femme, qui forcément n’est que supposition et non connaissance exacte de notre ressenti. On peut bien sûr penser avoir été totalement libre de danser sa propre danse en dépit de cette « surveillance » médicale. En ce qui me concerne, je ne le pense pas. Aujourd’hui, j’ai compris qu’une naissance libre ne pouvait avoir lieu dans les conditions de la présence de ma sage-femme. Qu’est-ce que j’entends par « naissance libre » (car la détermination de l’instant à partir duquel nous ne sommes plus libres est propre à chacun)? C’est un processus physiologique, spontané, un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur non perturbé par une intervention « intentionnelle » extérieure (je dis bien « intentionnelle » car des perturbateurs accidentels peuvent advenir). Bien sûr, l’autonomie n’est pas l’autarcie. En amont de cette expérience, il y a toute l’histoire de nos rencontres, tout le poids de notre vécu et des émotions, des ressentis et des réflexions qui le constituent, nos certitudes, nos doutes, nos « programmes », nos tentatives de nous soustraire à des programmes destructeurs. Il est difficile de ne pas être « induite » dans son vécu de l’accouchement par tout ce qui précède cet accouchement. Car nous sommes nos interactions avec l’extérieur.
Parfois, l’histoire de nos interactions passées nous a rendues incapables d’écouter notre guide intérieur et a créé le besoin de toujours s’en remettre à autrui pour décider de ce qu’il faut faire. C’est ainsi qu’au lieu d’entendre les indications quasi-infaillibles que sont nos sensations internes, nous nous retrouvons à accepter, par exemple, des positions d’expulsion inadéquates suggérées par ceux qui nous assistent. Ou encore à absorber l’angoisse ou l’inquiétude, même savamment dissimulée, de la sage-femme lorsque le travail stagne « trop » longtemps ou lorsque l’expulsion du placenta se fait attendre (notre vécu d’une durée est si différente de celui d’une autre personne).
Malheureusement, nous avons été conditionnés à démissionner de la gouvernance de notre propre corps face à l’ « expert ». La seule présence d’une sage-femme (même passive) représente donc un risque possible de démission ou d’ « oubli » de soi, est une situation potentiellement aliénante, de renoncement à son principe intérieur. C’est pour cette raison et étant consciente de ma propension conditionnée à ployer sous le rouleau compresseur de l’autorité experte, que, pour une prochaine naissance, il n’y aura pas de « professionnel » prévu à mes côtés le jour de l’accouchement et probablement pas non plus tout au long de la grossesse.
Ultime interrogation : pourquoi ce besoin d’autonomie ? est-ce à mettre en rapport avec un besoin de « performances » ? Qu’est-ce qui est réellement en jeu ici ? Pour moi, c’est principalement (mais pas seulement) un simple besoin vital et naturel de se sentir capable, forte, « vivante », se percevoir comme « puissante », sentiment de puissance si essentiel à l’élaboration de la confiance en soi et en sa capacité à être mère.
Il y a néanmoins une dernière distinction importante à faire selon moi, celle entre « être assistée » et « être soutenue ». Besoin de soutien ou besoin de radicale autarcie sont tout aussi légitimes sur le chemin de la réalisation de soi.
Dali
Quelques ressources sur l’ANA ou la GNA (accouchement/grossesse non assistés), des sites et des listes de discussions :
Unassisted childbirth, Laura Kaplan Shanley
The power of pleasurable childbirth, Laurie Annis Morgan
http://www.unassistedchildbirth.com/
des récits de naissances libres en français sur le site de Sophie Gamelin :
le forum de discussion du magazine américain Mothering
http://www.mothering.com/discussions/forumdisplay.php?f=306
le forum de discussion de Laura Shanley
http://www.unassistedchildbirth.com/forums/index.php
et bien sûr, la toute jeune liste de discussion francophone GANA :
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/gana
13 janvier 2008
Tournez-vous, voilà, comme ça, un peu plus à gauche, c'est bien...
"J'aurais eu besoin d'une sage-femme à mon accouchement pour me dire quelles positions prendre"
Rassurez-vous, cette phrase n'est pas de moi! En réalité j'en suis atterrrée... Comment peut-on croire qu'une personne située à l'EXTÉRIEUR de notre corps sait mieux que nous quelle position adopter pour favoriser le travail qui se déroule à l'INTÉRIEUR de notre corps? Franchement ça me dépasse! C'est très triste d'être coupée de son ressenti à ce point, si banal et si triste...
J'édite pour ajouter la suite, que j'ai eu la flemme d'écrire hier...
La suite c'est moi qui dit "Mais ce n'est pas le rôle des sage-femmes, c'est toi qui sais!" Et cette femme m'a répondu que non, son corps ne savait pas :-( Pour preuve, elle m'a raconté qu'à un moment, elle sentait l'envie de pousser, et qu'on lui a dit d'arrêter car son col enflait... Voulez-vous bien me dire comment "ils" ont pu voir ça en l'observant sant interférer avec le déroulement?! Qu'est-ce que la nature a prévu, que le col enfle un peu ou que la femme en train d'accoucher se fasse introduire des doigts gantés dans le vagin?!
En terminant je copie youyoute, qui réponds aux commentaires en éditant son message ;-)
Noix_coco a écrit:
"Je lisais hier que notre instinct etait perdu en matiere d'accouchement, un peu comme l'allaitement. Si je n'avais pas eu qqun pour me montrer comment on faisait pour allaiter je n'aurais pas su (ca avait mal commence). Du coup je me pose des questions pour l'accouchement..."
GEANA:
( C'est drôle, dans les cours qu'ils proposent aux nouveaux arrivants, Emploi-Québec expliquait à mon mari qu'ici les gens sont des mangues, alors qu'en France ce sont des noix de coco! lol )
Pour en revenir à ton commentaire, c'est une question qui me travaille aussi, la part d'inné et d'acquis dans les processus naturels liés à la maternité. J'y ai beaucoup réfléchi, et voici mon hypothèse pour l'instant: notre instinct n'est pas perdu mais enfoui loin loin loin sous une grosse couche de peurs et parasites de toute sorte. L'instinct c'est fragile, facile à perturber. Déranger une femme qui accouche peut suffire à lui fermer l'accès au savoir de son corps ( pourvu que l'OSFQ ne lise pas ça sinon je suis bonne pour un procès pour pratique illégale sic ) Perturber les premiers instants mère-bébé peut suffire à brouiller l'instintif de la relation d'allaitement. Michel Odent en parle mieux que moi dans son livre "Votre bébé est le plus beau des mammifères".
J'ai eu oui-dire qu'en Chine, le meilleur médecin est celui qui a le moins de patients, alors qu'en ce moment au Québec, les médecins, débordés, refusent de prendre de nouveaux patients!
Dans mon monde idéal, les sage-femmes montreraient aux femmes à pêcher le poisson plutôt que de leur donner tout cuit dans le bec, cad aider la femme à se défaire de ses peurs pour lui permettre d'accoucher librement: "Soyez utiles, ne vous rendez pas indispensables"...tout un programme!
Merci de ton commentaire ;-)
04 décembre 2007
La notion de sécurité
Quand on m'interroge sur mon choix de vivre une grossesse et un accouchement non assisté, ce qui questionne le plus c'est ma notion de la sécurité, puisque qu'elle est assez éloignée de la norme. On me demande si j'ai eu peur, si j'ai pensé aux risques et à ma culpabilité s'il était arrivé malheur...
Je vais vous raconter une histoire. C'est celle d'un couple qui, selon les modalités du service sage-femme au Québec, se retrouve devant les possibilités suivantes: accoucher à domicile, en Maison de Naissance ou à l'hôpital. En plein travail, le couple appelle la sage-femme, qui se rend à leur domicile tout près. Constatant que le travail est déjà bien avancé, la sage-femme leur donne deux options: soit tout le monde reste au domicile, soit tout le monde se rend à la Maison de Naissance sans perdre de temps. La Maison de Naissance étant assez éloignée de leur domicile, le couple choisit, eh! non! pas d'y rester, mais de faire des excès de vitesse sur la route pour se rendre à la MdN! La notion de sécurité est déplacée, partant de la sécurité intérieure, passant par la sécurité que donne une professionnelle et son matériel, pour aboutir à la sécurité que confère un lieu inconnu! Et celà au prix de risquer sa vie en voiture! Étrange conception de la sécurité...
Et quand le malheur arrive, qu'en est-il de la culpabilité? Si je CHOISI de donner naissance accompagnée d'unE professionnelLE, et que mon enfant meurre ou garde des séquelles dues à l'accouchement, qu'en sera-t-il de ma culpabilité? Disparaîtra-t-elle en accusant le médecin, ou la sage-femme que j'aurai CHOISI? De nos jours les procès sont à la mode et tout le monde cherche un coupable, mais au fond, n'est-ce pas nous les seuls responsables de nos choix? Est-ce que quelqu'un est à l'abris de faire un mauvais choix pour lui-même ou pour sa famille, à l'abris de la maladie, de la mort? Avons nous tous perdu le sens du commun, le "bon" sens? Est-ce si difficile de s'assumer, d'assumer nos choix, de dire "j'ai choisi" plutôt que "je fais ça parce que tout le monde le fait"? Est-ce que ce n'est pas ça être adulte, être honnête avec soi-même, dire j'ai peur, prendre nos responsabilités?
Je commence en parlant sécurité et je fini en parlant responsabilité, c'est ça qu'on appelle passer du coq à l'âne? :-p
Passez une belle journée!
20 août 2007
Fwd: [MAMANLISTE] Fwd: [UCbirthnews] Censorship at YouTube
De : "Laura Shanley"
Date : 18 août 2007 14:31:36 HAE
À : "uc" <UCbirthnews@yahoogroups.com>
Objet : [UCbirthnews] Censorship at YouTube
Répondre à : UCbirthnews-owner@yahoogroups.com
Dear Friends,
I sent the letter below to YouTube today. Unfortunately I received a form letter in response telling me I had to fill out a form on their site which in spite of numerous attempts, I have not been able to access. I could have sent a similar letter to Google, as they deleted the birth clip as well. But if I’m not able to find an address to send this to, I may just have to post it in my blog. In any case, please feel free to pass it along. And if anyone has any other ideas on how to deal with this please let me know.
Laura
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To Whom It May Concern:
Many wonderful childbirth videos have been deleted by YouTube supposedly because they violate your obscenity policies. Homebirth and natural childbirth videos are specifically being targeted, yet many are far less graphic than hospital birth videos which show close up images of vaginas being cut by doctors (episiotomies) and other interventions. Perhaps when birth is presented as a medical event it is viewed as acceptable but when it is presented as a natural, loving act between a woman, her baby and her partner it is viewed as sexual and therefore obscene.
My lovely video that was deleted by YouTube is now posted on my site - http://www.unassistedbirth.com/unassistedchildbirth.mov
Can YouTube tell me why my video was taken down yet these were not?
http://youtube.com/watch?v=cNP6PYQWknQ
http://youtube.com/watch?v=WCIKCJ1CmeU
http://youtube.com/watch?v=q_P3VhPpXNk
Censorship at YouTube is currently being discussed on message boards such as this one - http://www.joyousbirth.info/forums/showthread.php?t=8651&highlight=pulled+utube+videos
Those who have complained to YouTube have received letters of denial:
----- Original Message -----
From: "YouTube Support"
Sent: Saturday, June 30, 2007 10:06 AM
Subject: Re: [#167435530] YouTube Support
Hi,
Thanks for your email.
Actually, we are not taking videos of natural birth down. If you could
please provide the URLs to the videos in question, I'll be able to look
into this matter further.
Regards,
Wynston
The YouTube Team
---
The letter above was sent on June 30th. I received the letter below on June 23rd.
Dear Member:
After being flagged by members of the YouTube community and reviewed by YouTube staff, the video below has been removed due to its inappropriate nature.
An unassisted childbirth: http://www.youtube.com/watch?v=NMaAfakqHpo
Please refer to our Terms of Use and the Community Guidelines for more information on what video material is not permitted on YouTube.
The YouTube Team
---
Many of us are offended by YouTube’s policies and are considering contacting the media. I am a childbirth writer and have recently been interviewed by numerous magazines, newspapers, radio shows and TV shows including the Washington Post, Reuters International, Associated Press Television and BBC radio. I am sure that at least one of the reporters I’ve spoken with would be interested in doing a story on censorship at YouTube. In addition to childbirth videos, YouTube has also deleted videos containing footage of mothers breastfeeding their babies. I understand that there are people that find natural birth and breastfeeding offensive and no doubt they will continue to flag these videos. I have no problem with these videos being flagged, as all one has to do is click a button stating they are over 18. But I see no reason to delete them entirely. Giving birth and breastfeeding a child are NOT obscene acts. YouTube should welcome these videos with open arms, as they are helping to break down society’s fears and misconceptions about these most natural and life-affirming activities.
Laura Shanley
Bornfree! The Unassisted Childbirth Page
http://unassistedchildbirth.com
23 juillet 2007
Les dangers de l’accouchement libre
( on en discute sur la MAMANliste http://www.groupemaman.org/listes.html )
Avis aux médias
Assemblée clinique annuelle de la SOGC, Ottawa, 21 au 26 juin 2007
OTTAWA - Un groupe restreint mais inquiétant de promoteurs de l’accouchement « par soi-même » présentent l’accouchement à domicile sans aide comme une option tout à fait naturelle. Il s’agit d’un choix empreint de danger et de controverse.
À l’échelle mondiale, plus de 500 000 femmes meurent chaque année des suites de complications liées à l’accouchement. Cette statistique donne à réfléchir, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un processus on ne peut plus naturel. Toutefois, bien que la plupart de ces décès surviennent dans des pays comptant parmi les moins développés, où les femmes n’ont qu’un accès limité (voire même inexistant) aux installations et aux ressources de soins de santé, les professionnels de la santé craignent que le nombre de femmes mourant des suites de complications augmente dans des pays développés comme le Canada en raison de l’intérêt croissant à l’égard de l’accouchement libre.
Cette pratique a récemment attiré l’attention des médias au Canada, alors que certaines personnes l’ont présentée comme étant une option acceptable pour les femmes enceintes cherchant à vivre un accouchement « naturel ».
La position de la Société à ce sujet est sans équivoque. « La SOGC est tout à fait en faveur de l’accouchement naturel; cependant, les données montrent sans l’ombre d’un doute qu’il est préférable que l’accouchement se déroule en présence d’un soignant qualifié, » indique le Dr Donald Davis, président sortant de la SOGC. « Que vous accouchiez à domicile en présence d’une sage-femme autorisée ou en milieu hospitalier en présence de professionnels de la santé formés, le fait de pouvoir bénéficier de l’expérience et des connaissances d’un soignant qualifié peut faire la différence entre la vie et la mort. »
Dr Vyta Senikas, vice-présidente administrative associée, ne peut qu’appuyer ces propos. « L’accouchement en l’absence d’un soignant qualifié est dangereux, point à la ligne. Les personnes qui vantent les mérites de cette option sont terriblement mal informées, et encouragent des comportements dangereux et très risqués comme s’ils découlaient d’un avis médical réfléchi. Il faut tenir compte de la source; ces personnes n’ont pas été formées en tant que professionnels de la médecine. »
Lorsque l’on considère que jusqu’à 15 % de tous les accouchements comportent des complications pouvant être fatales, on constate que les risques liés à un accouchement libre surpassent de beaucoup les avantages possibles. Les soignants qualifiés possèdent la formation nécessaire pour identifier et tenter de corriger tout problème pouvant affecter la mère et le bébé, et ce, dans les plus brefs délais, tant pendant l’accouchement que pendant la période cruciale qui suit. Choisir de donner naissance sans la possibilité de recourir à ce type d’aide pose un danger pour la mère et l’enfant, et peut entraîner des conséquences tragiques.
La pratique de l’accouchement libre fera l’objet de discussions dans le cadre de la 63e assemblée clinique annuelle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), se déroulant à Ottawa. Pour plus de renseignements ou pour organiser des entrevues sur ce sujet ou d’autres sujets liés à la santé des femmes, les représentants des médias sont conviés à communiquer avec :
Andrée Paige
Tel. : 613-745-2312
Cell. : 613-863-1828
À propos de la SOGC
La SOGC est l’une des plus anciennes organisations nationales de spécialité au Canada. Fondée en 1944, la Société a pour mandat de promouvoir l’excellence dans la pratique de l’obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense des droits, la collaboration, la prise de contact et l’éducation. La SOGC représente des obstétriciens-gynécologues, des omnipraticiens, des infirmières, des sages-femmes et des professionnels paramédicaux œuvrant dans le domaine de la santé sexuelle et génésique.
http://www.sogc.org/media/advisories-20070621b_f.asp
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ok, vous pouvez rigoler maintenant :-P
21 juillet 2007
Profil bas pendant la troisième phase de l'accouchement
(traduction de: «Don't manage the third stage of labor!»)
par Michel Odent
© 1998 Midwifery Today, Inc. All rights reserved. Tous droits réservés.
[Editor's note: This article was first published in English in Midwifery Today Issue 48, Winter 1998.]
[La note du rédacteur: Originallement publié dans Midwifery Today Issue 48, hiver 1998.]
Reproduit de: The Practising Midwife, septembre 1998, Vol. 1, No. 9
Traduit de l'anglais par l'auteur
Avertissement concernant les traductions:
Midwifery Today, Inc., ne garantit pas la précision des textes publiés dans une autre langue que l'anglais, qu'il s'agisse de publications imprimées ou du contenu de ses sites internet. Cela inclut:
• Les textes publiés à l'origine dans une autre langue que l'anglais, que ce soit dans Midwifery Today ou ailleurs.
• Les textes publiés à l'origine en anglais et traduits par la suite dans une autre langue, que le texte d'origine ait été publié dans Midwifery Today ou ailleurs.
Il convient de toujours se reférer à l'édition en anglais pour avoir accès à la précision maximale des textes publiés par Midwifery Today.
Les journaux médicaux publient de temps à autre des études randomisées contrôlées concernant la troisième phase de l'accouchement. Les études communément appelées «Bristol trial»(1) et «Hinchingbrooke trial»(2) ont été publiées dans des journaux qui font autorité et représentent les principales références.
Dans ce type de recherche, quels que soient les détails du protocole, le «management» de la troisième phase sera «actif» dans un groupe de femmes prises au hasard (cela signifie injection d'un médicament utérotonique dans les deux minutes suivant la naissance, suivi de clampage immédiat et traction controlée du cordon). Parmi un autre groupe le «management» sera qualifié de «physiologique» (Bristol trial) ou appelé «management» dans l'expectative (Hinchingbrooke trial).(2) L'objectif principal est d'évaluer les risques d'hémorragie.
Le fait important est que dans un groupe comme dans l'autre la troisième phase est dirigée («managed»). En fait il y a incompatibilité entre les mots «physiologique» et «management». De plus, quel que soit le protocole, la définition de «management dans l'expectative» est purement négative (pas de médicaments utérotoniques et pas de clampage immédiat du cordon). Or ceux qui ont une bonne compréhension de la physiologie pensent aux facteurs qui peuvent positivement influencer la sécrétion d'ocytocine par l'hypophyse postérieure. Ces facteurs ne sont pas inclus dans les protocoles, alors que les effets des substituts pharmacologiques sont étudiés en détail.
Ce qu'il faudrait étudier
L'un des principaux facteurs que les chercheurs devraient prendre en considération est le confort thermique, parce que si la mère a froid, cela accroît les taux d'adrénaline. Les taux d'adrénaline influencent les risques d'hémorragie. Il ne s'agit pas là de connaissance purement empirique. Une équipe japonaise a étudié les taux d'adrénaline pendant les différentes phases de l'accouchement par une méthode non-invasive(3) (un patch analysant les microvibrations cutanées au niveau de la paume de la main). Cela a permis de confirmer les données d'études mesurant les taux d'adrénaline au moyen d'un cathéter veineux à demeure.(4) L'équipe japonaise a clairement démontré que les hémorragies de la délivrance vont de pair avec des taux élevés de catecholamines. Pour certaines sages-femmes expérimentées il est de plus évident qu'un croisement des regards et un contact de peau a peau non perturbés entre la mère et le nouveau-né influencent l'équilibre hormonal maternel, et en particulier les sécrétions d'ocytocine.
Ce que j'ai appris par des décennies de pratique.
Au fil des années j'en suis arrivé petit à petit à la conclusion que les hémorragies de la délivrance sont presque toujours la conséquence d'une interférence inappropriée. Elles seraient extrêmement rares si un petit nombre de règles très simples étaient prises en considération. Je suis tellement convaincu de la valeur de ces règles qu'il m'est arrivé deux fois d'accepter une naissance à la maison alors même que l'accouchement précédent avait été suivi de délivrance artificielle et de transfusion sanguine.
Je profite de cette occasion pour résumer mon attitude pendant la troisième phase de l'accouchement, afin de souligner la différence avec les attitudes qualifiées d'expectatives ou de physiologiques dans les études randomisées.
Dans des conditions physiologiques, la plupart des femmes ont tendance à se verticaliser au moment même de la naissance (effet probable d'un pic d'adrénaline).(5) Elles peuvent être, par exemple, à genoux ou debout appuyées sur quelque chose. Après un accouchement sans médicaments, quelques secondes suffisent pour entendre et voir que le bébé est en bon état. La première préoccupation est que la pièce soit suffisamment chaude. A l'hôpital de Pithiviers il suffisait de tirer sur un cordon pour activer des lampes chauffantes. Dans le cas d'une naissance à la maison je ne donne pas une liste de ce qu'il faut préparer; je ne parle que d'un radiateur portable que l'on peut brancher n'importe où et n'importe quand (en ajoutant des détails pratiques, tels le besoin d'avoir une rallonge). Grace au radiateur il est possible, en quelques secondes, de disposer de couvertures ou de serviettes chaudes et ainsi de couvrir la mère et le bébé.
Alors mon principal souci est que la mère ne soit pas distraite et ne se sente pas observée. Je m'assure qu'elle se sent libre de tenir son bébé, de regarder ses yeux et de le sentir. Il est plus facile d'éviter les distractions si la lumière est tamisée et si le téléphone est débranché. J'attire souvent le père du bébé (ou toute autre personne qui pourrait se trouver là) dans une autre pièce afin d'expliquer que cette première interaction entre la mère et son bébé ne se reproduira jamais et qu'il ne faut pas la perturber. Beaucoup d'hommes ont tendance à rompre l'atmosphère sacrée qui peut faire suite à une naissance non perturbée.
Pendant l'heure qui suit la naissance je garde un profil bas, volontiers assis dans un coin derrière la mère et le bébé. Quelques minutes après la naissance beaucoup de mères ne sont plus à l'aise en position verticale. Cela correspond vraisemblablement au moment où les taux d'adrénaline s'abaissent et où la mère ressent des contractions qui annoncent la séparation du placenta. Alors il peut être utile de tenir le bébé pendant que la mère trouve une position confortable, presque toujours couchée sur le côté. Il n'y a alors plus d'excuses pour s'immiscer dans l'interaction mère—bébé.
Pendant une heure je ne me pose pas de questions concernant le cordon et le placenta. Couper le cordon quand il cesse de battre n'est pas nécessaire; cela implique que quelqu'un guette le bon moment pour agir. Il n'y a pas de raisons de couper le cordon avant la délivrance du placenta. Suggérer à la mère une position est une autre distraction inutile. La position est influencée le taux d'adrénaline. Quand le taux d'adrénaline est bas et que la mère éprouve le besoin de s'allonger, il serait cruel de suggérer une position verticale.
Au cas où le placenta ne serait pas encore délivré, c'est seulement une heure après la naissance que j'ose distraire la mère afin de vérifier sa séparation de l'utérus, par une manœuvre bien connue des sages-femmes. En fait le placenta est alors toujours soit délivré, soit séparé de l'utérus, si la troisième phase de l'accouchement n'a pas été dirigée et si l'atmosphère sacrée n'a pas été perturbée.
Troisième phase et piscine d 'accouchement
Dans le cas particulier de l'utilisation d'une piscine d'accouchement, il convient d'abord de souligner que la plupart des femmes éprouvent le besoin de sortir de l'eau pour les toutes dernières contractions précédant la naissance du bébé(6) de sorte que dans ces cas la troisième phase se déroule sur la terre ferme. Si la femme n'a pas eu le temps de sortir de la piscine, cela signifie qu'il y a eu un puissant «réflexe d'éjection du fœtus»(7) et que le placenta se détachera probablement en quelques minutes. C'est alors que le besoin de sortir de l'eau se fera habituellement sentir.(8) C'est seulement lorsque la naissance dans l'eau a été planifiée que la situation peut être plus difficile. L'immersion dans l'eau à la température du corps rend les contractions plus efficaces pendant une heure ou deux; ensuite celles ci peuvent s'affaiblir.(9) La femme qui a planifié une naissance dans l'eau devient la prisonnière de son projet et le bébé risque de naître quand les contractions sont devenues moins efficaces; elles le seront encore moins pour la délivrance du placenta.
Pays développés et pays en voie de développement.
Ces considérations sur les processus physiologiques dans la période périnatale s'appliquent aussi aux pays en voie de développement, avec leurs taux élevés de mortalité maternelle. Les hémorragies de la délivrance représentent une cause majeure de mortalité dans le tiers monde, là où le premier contact mère-bébé est puissamment perturbé par des croyances et des rituels. Par exemple la croyance selon laquelle le colostrum est mauvais va de pair avec une séparation précoce de la mère et du bébé.
Biais
Quel que soit le pays considéré, les résultats de telles études randomisées contrôlées sont d'intérêt limité pour celles qui ont acquis une bonne compréhension de la physiologie de l'accouchement. En effet, dans ces études, les processus physiologiques sont fortement perturbés aussi bien dans les groupes d'étude que dans les groupes contrôle. De plus les biais sont nombreux. Par exemple, dans le «Hinchingbrooke trial» le nombre de femmes qui ont refusé de participer à l'étude (976) était supérieur au groupe «management dans l'expectative» (764) et au groupe «management actif»(748). De plus 243 femmes ont été éliminées de l'étude parce que leur concentration d'hémoglobine était inférieure à 10 g/dl,(10) alors même que les résultats d'études portant sur de grands nombres indiquent clairement que des concentrations de 9 à 9.5 g/dl vont de pair avec des statistiques périnatales idéales (elles traduisent une bonne expansion du volume sanguin).
L'avenir
Le «management actif», aujourd'hui très répandu, entretien la croyance selon laquelle les femmes n'ont pas la capacité de sécréter leur propre ocytocine. Il convient de s'inquiéter sérieusement des effets possibles à long terme sur nos civilisations de l'utilisation systématique de substituts de l'ocytocine pendant la troisième phase. Il semble que, dans les milieux médicaux, on ait des difficultés à prendre conscience des effets comportementaux de l'ocytocine, que l'on a appelée «l'hormone de l'amour». Quelle que soit leur perspective, les scientifiques qui étudient le développement de la capacité d'aimer donnent une grande importance à la période périnatale qu'ils qualifient de «critique» ou de «sensible». A propos de l'être humain il convient de toujours penser en termes de civilisation.
Michel Odent est habituellement présenté comme l'obstétricien qui a introduit les concepts de piscines d'accouchement et de salles de naissance «comme à la maison», lorsqu'il était responsable du service de chirurgie et de la maternité de l'hopital public de Pithiviers. Apres sa carriere hospitaliere il a assisté à des naissances à la maison et créé à Londres le «Primal Health Research Centre», dont l'objectif est d'étudier les consequences à long terme des experiences précoces. Voir la banque de données: www.birthworks.org/primalhealth.
Auteur d'environ 50 articles dans la litterature médicale. Auteur de 11 livres publiés en 21 langues. Ses derniers livres en français sont L'Amour Scientifié, Le fermier et l'accoucheur et Les césariennes: questions, effets, enjeux.
Références
- Prendeville, W., et al. 1988. L'étude Bristol sur la troisième phase: la gestion active versus la gestion physiologique de la troisième phase du travail. (The Bristol third stage trial: active versus physiological management of the third stage of labour.) BMJ 297: 1295–300.
- Rogers, J., et al. 1998. La gestion active versus la gestion dans l'attente de la troisième phase du travail: l'étude randomisée et contrôlée d'Hinchingbrooke. (Active versus expectant management of third stage of labour: the Hinchingbrooke randomised controlled trial.) Lancet 351: 693–99.
- Saito, M., T. Sano and E. Satohisa. 1991. Les catécholamines plasmatiques et les micro vibrations dans la progression du travail. (Plasma catecholamines and microvibration as labour progresses.) Shinshin-Thaku 31: 381–89. (Also presented at the Ninth International Congress of Psychosomatic Obstetrics and Gynaccology. Amsterdam 28–31 May 1989 (Free communication no. 502).
- Lederman, R.P., et al. 1978. La relation entre l'anxiété maternelle, les catécholamines plasmatiques et le cortisol plasmatique dans la progression du travail. (The relationship of maternal anxiety, plasma catecholamines and plasma cortisol to progress in labour.) Am J Obstet Gynaecol 132: 495–500.
- Odent, M. 1990. La position lors de l'expulsion. (Position in delivery.) Lancet (May 12): 1166 (letter).
- Odent, M. 1983. L'accouchement sous l'eau. (Birth underwater.) Lancet (Dec 24): 1476–77.
- Odent, M. 1987. Le réflexe d'éjection fœtal. (The fetus ejection reflex.) Birth 14: 104–5.
- Odent, M. 1998. L'utilisation de l'eau durant le travail—recommandations mises à jour. (Use of water during labour)—updated recommendations. MIDIRS Midwifery Digest 8(1): 68–69.
- Odent, M. 1997. Est-ce que l'immersion dans l'eau peut arrêter le travail? (Can water immersion stop labour?) J Nurse-Midwifery 42(5): 414–16.
- Odent, M. 1998. La gestion active versus la gestion dans l'attente lors de la troisième phase du travail. (Active versus expectant management of third stage of labour.) Lancet 351: 1659 (lettre).
http://www.midwiferytoday.com/articles/3rdstagefr.asp
13 juillet 2007
Par où passe l'autonomie?
Si la grossesse et l'accouchement non-assisté sont un cheminement, par où passe ce chemin? Si être parent ça s'apprend, mais que la transmission d'expérience d'une génération à la suivante ne se fait plus? Quelle part ne peut émerger que de nous, et quelle part ne s'aquierre que par imitation? L'accouchement? l'allaitement? le portage? les soins? Où sont les manques, et comment y suppléer? Comment éviter de créer de faux besoins?
Quelqu'un pour venir prendre le thé avec moi?
07 juillet 2007
La Révolution colostrale
La vie fait drôlement les choses parfois...
Après avoir écrit mon envie de photos-souvenirs, je suis retournée à la lecture de Votre bébé est le plus beau des mammifères de Michel Odent. Où il parle de l'ère post-photographique, de besoin d'intimité de la femme qui accouche. De la dualité du cerveau humain, qui se réconcilie à travers le chant, l'art, l'eau, la spiritualité, la santé.
Il y parle aussi de situations pathogènes typiques, créatrices de maladie, lorsque face à une menace, ni la fuite ni la lutte ne sont possibles, ce qu'il nomme état de soumission. Un peu comme le décrit Olivier Maurel, comment bousiller un système immunitaire en faisant violence à l'enfant.
Michel Odent invite à une genèse d'un homme écologique, qui aurait une attitude posituve envers la vie. Il évoque la révolution colostrale. C'était la pièce qui manquait à mon puzzle. Comment sans cela soutenir que le maternage, ou attachement parenting, contribuerait à bâtir un monde de paix? Comment comprendre que ce que certains appellent un retour à la nature n'en est pas vraiment un? Que la nature a souvent été cruelle?
Voici l'hypothèse de Michel Odent: si le colostrum a, de tout temps et presqu'en tout lieu, été considéré comme mauvais, c'est peut-être pour cultiver le potentiel d'agressivité de l'humain. En perturbant la relation mère-bébé, en perpétuant des pratiques cruelles envers le nouveau-né, on espère le rendre plus "fort", et l'amener ainsi à dominer les autres espèces...
Quand je lis "dans une société où la prolactine est rare, la satisfaction des besoins des bébés n'est pas prioritaire", je comprends mieux. Et j'y crois encore un peu plus. La prolactine est l'hormone indispensable à la sécrétion de lait par le sein, qui pousse l'animal à construire son nid, déclanche les comportements de défense agressive caractéristiques des femelles qui allaitent, réduit la libido, tend à engendrer des états de subordination ( permet une disponibilité maximale vis-à-vis des demandes du bébé ) et un certain degré d'anxiété ( capacité de vigilance accrue et tendance à ne pas atteindre les phases de sommeil profond )
Ma révolution, encore plus porteuse de sens, a maintenant un nom; merci monsieur Odent!
Et une citation, pour finir en beauté:
"Il est de bon ton de mettre l'accent sur le besoin d'aide, sur le besoin d'accompagnement, et de sous-entendre que par elle-même une femme ne peut pas accoucher."