"J'aurais eu besoin d'une sage-femme à mon accouchement pour me dire quelles positions prendre"

Rassurez-vous, cette phrase n'est pas de moi! En réalité j'en suis atterrrée... Comment peut-on croire qu'une personne située à l'EXTÉRIEUR de notre corps sait mieux que nous quelle position adopter pour favoriser le travail qui se déroule à l'INTÉRIEUR de notre corps? Franchement ça me dépasse! C'est très triste d'être coupée de son ressenti à ce point, si banal et si triste...

J'édite pour ajouter la suite, que j'ai eu la flemme d'écrire hier...

La suite c'est moi qui dit "Mais ce n'est pas le rôle des sage-femmes, c'est toi qui sais!" Et cette femme m'a répondu que non, son corps ne savait pas :-( Pour preuve, elle m'a raconté qu'à un moment, elle sentait l'envie de pousser, et qu'on lui a dit d'arrêter car son col enflait... Voulez-vous bien me dire comment "ils" ont pu voir ça en l'observant sant interférer avec le déroulement?! Qu'est-ce que la nature a prévu, que le col enfle un peu ou que la femme en train d'accoucher se fasse introduire des doigts gantés dans le vagin?!

En terminant je copie youyoute, qui réponds aux commentaires en éditant son message ;-)

Noix_coco a écrit:

"Je lisais hier que notre instinct etait perdu en matiere d'accouchement, un peu comme l'allaitement. Si je n'avais pas eu qqun pour me montrer comment on faisait pour allaiter je n'aurais pas su (ca avait mal commence). Du coup je me pose des questions pour l'accouchement..."

GEANA:

( C'est drôle, dans les cours qu'ils proposent aux nouveaux arrivants, Emploi-Québec expliquait à mon mari qu'ici les gens sont des mangues, alors qu'en France ce sont des noix de coco! lol )

Pour en revenir à ton commentaire, c'est une question qui me travaille aussi, la part d'inné et d'acquis dans les processus naturels liés à la maternité. J'y ai beaucoup réfléchi, et voici mon hypothèse pour l'instant: notre instinct n'est pas perdu mais enfoui loin loin loin sous une grosse couche de peurs et parasites de toute sorte. L'instinct c'est fragile, facile à perturber. Déranger une femme qui accouche peut suffire à lui fermer l'accès au savoir de son corps ( pourvu que l'OSFQ ne lise pas ça sinon je suis bonne pour un procès pour pratique illégale sic ) Perturber les premiers instants mère-bébé peut suffire à brouiller l'instintif de la relation d'allaitement. Michel Odent en parle mieux que moi dans son livre "Votre bébé est le plus beau des mammifères".

J'ai eu oui-dire qu'en Chine, le meilleur médecin est celui qui a le moins de patients, alors qu'en ce moment au Québec, les médecins, débordés,  refusent de prendre de nouveaux patients!

Dans mon monde idéal, les sage-femmes montreraient aux femmes à pêcher le poisson plutôt que de leur donner tout cuit dans le bec, cad aider la femme à se défaire de ses peurs pour lui permettre d'accoucher librement: "Soyez utiles, ne vous rendez pas indispensables"...tout un programme!

Merci de ton commentaire ;-)